Importante paire de candélabres à sept lumières en bronze finement ciselé et doré au mercure sur un socle en marbre blanc. Riche décor néoclassique : chaque candélabre est composé d'un important vase central à décor de frises d'oculi, guirlandes de fleurs et feuillages d'où s'élèvent sept lumières disposées autour d'un fût central coiffé d'un vase cannelé à têtes de lion ; les élégants bras à enroulements végétaux supportent des bobèches en cratères antiques ornés de guirlandes perlées. L'ensemble repose sur un important piétement tripode à consoles ioniques, enrichi de feuilles d'acanthe, grappes de raisin, rosaces et chutes de guirlandes, posé sur une base mouvementée en marbre blanc agrémentée d'applications de bronze doré.
Les candélabres sont chacun constitués d'une quarantaine d'éléments independants assemblés par des vis en fer forgé et des tiges filetées à la main, comme les productions du XVIIIe siècle, ce qui confirme le caractère luxueux de la fabrication. La qualité de ciselure est particulièrement remarquable dans les parties secondaires et les zones peu visibles, témoignant d'une fabrication de tout premier ordre. La dorure au mercure en mat et brillant, est d'une qualité comparable à celle des plus grands bronziers actifs sous l'Empire.
Le modèle est inspiré du répertoire de Jean-Démosthène Dugourc, exécuté par un bronzier de luxe à Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle, très probablement Guillaume Denière.
Guillaume Denière reprit la suite de son père en 1844 ; il fut à la tête de l'importante maison parisienne de bronzes et d’orfèvrerie, employant alors quatre cents ouvriers jusque la fin du XIXe siècle. La production de luxe sur des modèles anciens (comme nos candélabres reprenant des éléments des modèles de Dugourc) et moderne (collaboration avec Carrier Belleuse par exemple) amène Denière à exécuter entre autres plusieurs pendules et garnitures de cheminées pour le Palais des Tuileries (1852 et 1854), un spectaculaire surtout de table en bronze pour l’ambassadeur de Russie (1854), des bronzes décoratifs pour le vice-roi d’Égypte (1862), une garniture de cheminée pour Napoléon III (1867), les grilles de la Salle du Trône pour le roi du Cambodge et d'autres commandes prestigieuses dans la haute société Française et Européenne. Ses contributions aux Expositions Universelles étaient toujours attendues et remarquées à l’égal de celles de la Maison Barbedienne.
Belle production de luxe datant du second Empire, qui se caractérise par l'excellente fabrication de ses bronzes. Le format est tout à fait spectaculaire par sa taille, sa qualité et les 7 feux. Il est digne d'un palais Impérial ou National.
Très bon état général, superbe dorure en mat et brillant, profonde et bien conservée ; il manque la frise de perles sur les socles en marbre mais on ne s'en rend pas compte du fait de la richesse de l'ensemble.
Hauteur : 60cm